Jouir d’un instant
seul de vie
initiale
Giuseppe Ungaretti
_ ce vertige
Jouir d’un instant
seul de vie
initiale
Giuseppe Ungaretti
_ un soir
« ne plus dire
jusqu’à
n’imaginer pas même
l’autre versant »Claude Esteban
_ dans la nuit qui nous guidait
« Cent fois je l’aurais dit : ce qui me reste est presque rien ; mais c’est comme une très petite porte par laquelle il faut passer, au-delà de laquelle rien ne prouve que l’espace ne soit pas aussi grand qu’on l’a rêvé. »
Philippe Jaccottet
_ Le plateau
« partageant tous une douleur
unique
et la gardant
pour soi, jalousement »
Claude Esteban
_ La Baie
I would prefer to be left alone here.
Herman Melville
_ visage premier | à partir d’un dessin d’Annie Barrat
« Quel discours est possible lorsqu’il s’agit de ce qui est absolument simple ? »
_ Hors, chaque lieu visité en son rêve
Sois fidèle aux mœurs de la pierre.
Roger Caillois
_ trop loin ou trop près
Par les chemins anéantis nous ne cessons d’aller
Paul Celan
_ hors d’encre
La poésie, c’est apprendre à coïncider avec ce rien que nous sommes, c’est travailler à intensifier cette prise de conscience ; c’est découvrir aussi que ce rien, vécu comme rien, ce sera le tout, lequel n’est que somme infinie de riens semblables.
Yves Bonnefoy
_ un geste qui entaille
« Qui joue sur les eaux vives, dans cet éclat sombre ? »
André Frénaud